Le Sylvestre

Créature mi-animale mi-végétale créée par Jean-Marc Chamblay, plasticien.

Biographie

Créature mi-animale mi-végétale créée par Jean-Marc Chamblay, plasticien.
Daemon Sylvestris
Nom commun : Sylvestre
Genre : Indéterminé, entre végétal et animal
Caractéristiques : Corps gracile souple ou rigide selon les besoins, deux antennes tactiles, paire d'ailes de forme variable selon son biotope, yeux de type marsupial de coloration bleue dominante, bouche qui semblerait infère, trois doigts à chaque extrémité des deux paires de pattes, anatomie à caractère partiellement anthropomorphique, maîtrise parfaite du camouflage
Moeurs : Animal doué d'intelligence, de nature discrète, vit en colonie ou en petits groupes. Etudes en cours
Taille : Spécimens adultes 172 cm (taille record), quelques centimètres à la naissance.
Reproduction : Sexuée, mais la gestation se déroule en deux stades : dans le ventre de la femelle se développe la graine qui sera ensuite déposée dans le coeur d'un arbre pour achever la croissance foetale
Répartition : Dans toutes les grandes forêts du globe.
La compagnie Ches Panses Vertes s'est mise au service de ce personnage et de son univers dans un spectacle écrit par Jean Cagnard : Tarzan in the garden ou la grande question (2008).
« Le DAEMON SYLVESTRIS, plus communément appelé, le SYLVESTRE, trouve ses origines, comme son nom l'indique, en forêt. Du latin Silva : forêt. On prétend que le premier Sylvestre, l'ancêtre de tous, n'était qu'un simple morceau de bois, lequel aurait été récupéré quelques siècles plus tard par un certain GEPPETTO qui en aurait fait une marionnette au nez télescopique dans le but de le transformer en humain. Il s'agit bien entendu d'une souche génétique délirante récupérée par la mémoire humaine avant l'apparition de la télévision et qui ne nous intéresse pas beaucoup ici (sort un Pinocchio et l'envoie balader sans ménagements)
On trouve le Sylvestre principalement dans toutes les grandes forêts tropicales. Mais aussi dans les petites. Ou encore dans les moyennes. On le trouve aussi dans les grandes forêt continentales. Dans les petites, dans les moyennes. On le trouve dans les grandes, les petites et les moyennes forêts communales, voire intercommunales. Il semble finalement que toutes les forêts, de quelques dimensions qu'elles soient et où qu'elles se tiennent dans le monde, conviennent au mode de vie du Sylvestre. Si vous avez une forêt de bonzaïs dans votre salon, courez-y voir d'un peu plus près. Si vous avez une « forêt noire » dans votre réfrigérateur, vous ne l'avez plus : il s'y sera installé.
Le Sylvestre vit en colonie ou en petits groupes. La vie de famille, la vie communautaire, autant de choses auxquelles il est sensible. Si vous rencontrez un vieux mâle égaré, vous êtes bons pour l'ophtalmo, car il s'agira à tous les coups d'un sanglier ou d'un taureau, voire d'un marsupilami, tant il est vrai que le sylvestre possède l'art de laisser aux autres les délices de la solitude.
De quelques centimètres à la naissance, le Sylvestre peut atteindre 1,72 mètre à l'âge adulte, c'est-à-dire en quelques mois. Nous sommes à quelque chose près à mi-chemin entre le bambou et la tortue - qui n'est pas une fable de La Fontaine - le premier grandissant jusqu'à un mètre par jour et la seconde de quelques millimètres en une année. Il y a donc dans ce fragile édifice chlorophylliphage l'accouplement même du temps ! Emotion !
Le Sylvestre, on le voit, puise ses particularités à la fois dans le monde végétal et dans le monde animal. Aussi simple qu'une herbe et aussi complexe qu'un singe, il pourrait être beaucoup plus savant que nous le supposons. (Le palpe, le tord, le sollicite) Petit crâne bien rempli, gros yeux concentriques, oreilles hélicoptères, bras de déménageurs, mollets d'acier, sexe qui pense, squelette qui branche, agitation de l'insecte, réflexion du caïman, petit concentré à lui seul du biotope humain. A certains égards, il pourrait ressembler à votre cousin, voire à votre voisin. Remarquez que s'il inspire des ressemblances c'est toujours à l'autre qu'il fait penser et jamais soi-même, ce qui est un exemple foudroyant, vous en conviendrez, de la délicatesse. Qui voudrait ressembler à ce... fagot ?... » (Jean Cagnard).

Images

Textes


Le Sylvestre


Présentation

Type : personnage (fictif)

Localisation : Aisne (France)

Mots clefs : animal, arbre, arts plastiques, bois, naissance

En savoir plus

Voir aussi (événements) : Tarzan in the garden ou la grande question, par la compagnie Ches Panses Vertes, 3e Festival Marionnettes en Chemins (2008).

Voir aussi (identités) : Jean-Marc CHAMBLAY, Compagnie Ches Panses Vertes, Cagnard, Jean

Références

Référence notice : Le Sylvestre

Mise à jour : 02/04/2015


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