Ça va !, par Hélène Hamon.

Ça va !, par Hélène Hamon.


Présentation

Date de création : 2007

Dates : créé en novembre 2007

Période : 21e siècle - 1er quart

Type : spectacle

Localisation : Strasbourg

Exploitation

Organisateur : Hamon, Hélène

Public : tout public à partir de 11 ans Une histoire de Kinshasa Création au TJP à Strasbourg Du 13 au 25 Novembre 2007 Spectacle tout public dès 11 ans En collaboration avec l'Espace Masolo - Kinshasa TJP Petite Scène 1 rue du Pont Saint MartinNOVEMBRE 2007 : Mar 13 à 20h30, Mer 14 à 15h, Sam 17 à 20h30, Mar 20 à 20h30, Mer 21 à 15h, Sam 24 à 20h30, Dim 25 à 17h Représentations scolaires : Collèges et lycées Jeu 15, Ven 16 à 10h et 14h30, Mar 20 à 14h30, Jeu 22, Ven 23 à 10h et 14h30 Contacts : Service des relations avec le public Gisèle Lichti / Tél : 03 88 24 58 06 giselelichti@theatre-jeune-public.com Delphine Verger / Tél : 03 90 23 68 21 dverger@theatre-jeune-public.com Sophie Bauer / Tél : 03 90 23 68 65 sbauer@theatre-jeune-public.com 2 n'est pas un spectacle sur le continent africain. C'est une histoire écrite à deux pour parler d'amours et de haines, de pouvoir et de solidarité, d'enfance... Ça va ! donne à voir un moment dans la vie d'un petit groupe de gens qui sans pour autant être altruistes, s'inscrivent dans la responsabilité de soi et de l'autre. Des gens qui se démarquent d'une pensée préétablie relèvent leurs manches et réalisent des actes qui rendent la vie cohérente. Ce spectacle prend sa source dans ma confrontation avec Kinshasa. S'il est vrai que cette ville a été successivement transformée par la colonisation puis la dictature qui régnait dans le pays, j'ai rencontré là des hommes, des femmes, des enfants, des adolescents remarquables, chargés d'une force de vie formidablement ancrée. Ce sont ces personnes-là qui ont inspiré l'histoire que nous avons choisi d'écrire Hubert Mahela et moi-même. A Kinshasa, Hubert Mahela me racontait ou rédigeait des textes relatant des moments de vie vécus par des proches. Je les engrangeais alors que je vivais au quotidien dans le même cadre que les protagonistes de ses souvenirs. Restait ensuite à choisir ensemble ce qui semblait représentatif de la vie des petites gens du quartier d'Ngaba, à les mettre en paroles. C'est en les attribuant toutes au personnage principal de notre histoire que nous avons tissé le fil de la cohérence entre ces différents moments dévoilés. J'ai souhaité faire ce spectacle pour témoigner de ce que j'ai découvert lors de mes différents séjours à Kinshasa : des gens qui ont su maintenir un fonctionnement de l'essentiel et du vital. Des personnes qui ont réussi, malgré le contexte difficile, à rester des producteurs d'espoir et dont le moteur de vie n'est jamais le fatalisme ou la plainte, mais tout au contraire la force de composer avec leur réalité, voire de la sublimer. Cette manière d'appréhender la vie est dynamisante ; au contraire de ce qu'on peut constater trop souvent, hélas, dans notre société plus « confortable », ce qui donne sens à l'existence n'est pas brouillé par de faux besoins. C'est de l'essentiel qu'il s'agit. C'est à Kinshasa que j'ai trouvé cette énergie de l'épure. C'est donc des kinois que je me suis inspirée pour raconter une histoire d'espoir. Hélène HamonEcriture : Hélène Hamon et Hubert Mahela Mise en scène : Hélène Hamon Assisté de : Lambert Mousseka Jeu : Hubert Mahela Scénographie: Jean-Baptiste Manessier Création lumières : Christian Peuckert Réalisation bande son : Lambert Mousseka et Thomas Fehr Construction décors, accessoires, régie : Philippe Callies Espace Masolo ­ Kinshasa : Création masque : Serge Amici Réalisation costumes : Urbain Mfumu 3 Un pays des possibles Hélène Hamon a croisé l'Afrique d'Hubert Mahela en 2003, dans le cadre d'une collaboration entre le TJP et l'Espace Masolo (en République Démocratique du Congo), qui avait abouti au spectacle Lisolo ou l'écho des sables. Au-delà de la rencontre avec ce conteur kinois, c'est Kinshasa qu'elle découvre : une ville grouillante, en guerre, mais dont les habitants n'ont rien perdu de leur force de vie ; un pays des possibles où la guerre est un état de fait mais pas une fatalité. La tradition africaine s'y nourrit de la multiplicité des langues, des cultures, des religions qui cohabitent. Dans ce foisonnement, Hélène et Hubert ont souhaité écrire à quatre mains leur Kinshasa. Nul héros dans cette fresque qui se déroule devant nous, mais des gens ordinaires, des petites gens qui, sans faire aucune action d'éclat, opposent à la dureté du monde une vitalité extraordinaire. Jour de noces Kinshasa. Un homme entre, c'est Bazile. Aujourd'hui, son meilleur ami Christian se marie avec la belle Nzuzi. Bazile installe, avant la fête, un inattendu cadeau de mariage : un ligablo (une échoppe). Au détour des objets qu'il dispose sur le stand, Bazile se remémore des moments de vie de Christian. Bazile parle, il raconte les anecdotes qui fondent leur amitié. S'appuyant sur des accidents du quotidien comme autant d'épisodes, Bazile brosse le portrait lucide mais pourtant amusé d'une Afrique écartelée entre la tradition et le désir de renouvellement. Un espace Il est important que l'espace dans lequel se déroule notre histoire évoque ce continent et sa réalité aux Européens, sans pour autant trahir l'Afrique aux yeux des Africains. La proposition scénographique se doit de permettre au spectateur de rencontrer cet ailleurs sans pour autant tomber dans une imagerie de carte postale. Jean-Baptiste Manessier regardé, traduit. a écouté, Un plateau de théâtre donc comme un coin de rue, avec sa poussière, ses sacs plastiques, ses morceaux de pneus, un stand de bric et de broc, foisonnant d'objets du quotidien, un éphémère qui se reconstruit chaque matin. Comme elle construit l'espace sous les yeux du spectateur, Hélène Hamon construit un récit par petites touches narratives. C'est en s'appuyant sur une histoire de tous les jours qu'elle nous brosse le portrait kaléidoscopique des kinois qu'elle a rencontrés : leur force de vivre, mais aussi leur capacité au pardon en résistance à la haine, leur solidarité face au dénuement, l'humour qu'ils développent pour repousser la peur. Hélène Hamon a choisi de mettre un acteur seul au plateau, comme elle place l'humain au centre de son spectacle. Chaque objet installé dans l'échoppe évoque à son personnage Bazile un autre souvenir. C'est donc par bribes, en rebonds, qu'Hubert Mahela, investi du rôle, nous narre les péripéties de la dot qu'exige la belle-famille, les contradictions du système hospitalier, l'absurdité de la répression policière, la convoitise qui ruine le pays en lui apportant la guerre... Des allers-retours entre le tragique et l'anecdotique. Tout en racontant, Bazile installe le ligablo. Sur un plateau nu, comme il égrenne les récits, il dispose les différents articles du fonds de commerce. C'est un « superligablo-tous-produits-consommables » qui apparaît aux spectateurs avant d'être offert aux mariés. Ce choix de mise en scène s'est imposé à Hélène Hamon parce qu'il semble raconter l'histoire de ce peuple qui, contraint au dénuement, reconstruit tout un monde grâce aux petites choses puisées de­ci de-là. Mais parler de Kinshasa, c'est nécessairement parler de la guerre et des enfants soldats. Dans la mémoire de Bazile surgissent les Monstres. Ils nous entraînent dans le cauchemar des rébellions, de leur férocité, de la peur et de ce qu'elle engendre. Hélène Hamon évoque cet épisode en filant la métaphore des craintes enfantines. Elle utilise la peur du noir, le champ lexical du cauchemar, où les rebelles deviennent des Monstres. En codifiant ainsi l'écriture, elle installe une légère distance qui renforcera la violence de l'évocation. La lumière revient, et avec elle la force de l'espoir, cette énergie de vie concentrée dans un éclat de rire. Au delà de tout, Hélène HamonArtiste associée au TJP depuis 1998, elle écrit et met en scène Foul Ivaoun, au TJP, puis La Visite, créé pour l'Apostrophe, Scène Nationale de CergyPontoise. En 2001, elle crée à Strasbourg Pierrette Pan, ministre de l'enfance et des produits dérivés, d'après Jasmine Dubé. En 2006, elle met en scène deux courtes pièces de Laurent Contamin, Fêtards ! et Précaires !. Comédienne, elle joue dans deux créations de Grégoire Callies au TJP. Elle est également son assistante de mise en scène sur de nombreuses créations. 5 Hubert Mahela Originaire de RDC, formé par l'Institut National des Arts de Kinshasa, il pratique le théâtre depuis 1984. En 1990, il co-fonde la compagnie TAM TAM et poursuit parallèlement son travail d'acteur dans différentes compagnies. Depuis 1993, il est conteur. Son répertoire est constitué de contes issus de la tradition orale ou qu'il écrit. Dès 2000, il s'intéresse à l'art de la marionnette. En 2003, il devient co-créateur de l'Espace Masolo qui s'attache à la formation et à la professionnalisation d'acteurs dans le domaine de la marionnette et du jeu. ... Alors là, les gendarmes sont venus, et ils ont emmené Christian, ils l'ont fait asseoir par terre dans le corps de garde et ils ont posé une litanie de questions à Zola...Sur l'accident, sur l'accidenté resté à la polyclinique... Aie ! L'accidenté, il ne le connaissait pas ! Il ne connaissait pas son nom, ni celui de son père, ni celui de sa mère, ce n'était pas un habitué du quartier, on ne l'avait même jamais vu. Ooooh ! Ils ne l'ont pas cru et ils l'ont mis aux arrêts. Ils ont dit que de toute façon, il n'aurait pas dû transporter le blessé, qu'il y a un service approprié pour ça. Aaaah !, si tu ne connais pas les gens, il faut les laisser mourir. Pas les toucher, non, non, non pas les transporter à la clinique si tu n'as pas ton diplôme de médecin ... Il faut attendre, sans intervenir, l'arrivée du service anti-incendie et en attendant, tu regardes la voiture brûler si elle brûle... Ah ! ah ! la tête des policiers lorsqu'ils ont vu débarquer la famille ! le commissariat était envahi... (extrait) Jean-Baptiste Manessier Il entre en 1957 à la Comédie de Saint Etienne, afin d'étudier, sous la direction de Jean Dasté, les différentes disciplines du théâtre. Il opte finalement pour la scénographie. Depuis 1962, il conçoit des maquettes de décors et de costumes pour le théâtre, les marionnettes, le cinéma, le ballet, l'opéra, notamment pour les spectacles mis en scène par Jean Dasté, Catherine Dasté, Georges Wilson, Pierre Vial, Armand Gatti, Antoine Vitez, Bruno Castan, Alain Mollot, Daniel Soulier, Michel Rostain, Michel Jarry, Yvan Rialland. En 2003, il est à la fois comédien et scénographe de la création de Laurent Contamin au TJP, L'enfant et la rivière, d'après Henri Bosco. Il réalise les décors de la plupart des créations de Grégoire Callies au TJP (Don Quichotte, La petite Odyssée). Christian Peuckert Régisseur lumières permanent au TJP, il signe plusieurs créations lumières pour Grégoire Callies. Il a récemment réalisé les lumières de Don Quichotte et collaboré aux créations d'E. de Dadelsen, JM Koltès, Alice Laloy ou encore Maurizio Bercini. Ca va ! est sa première collaboration avec Hélène Hamon. Lambert Mousseka Ntumba Co-fondateur de l'Espace Masolo, centre de ressources de solidarité Artistique et Artisanale à Kinshasa, (quartier de Ngaba), il se forme à l'occasion de workshops. Il y rencontre notamment Gilbert Meyer du Tohu-Bohu Théâtre, Tamara Shumann du Bread&Puppet, Stefanie Oberhoff et Alberto Garcia Sanchez (travail sur les masques)... Depuis 2005, il travaille régulièrement en Allemagne, avec notamment la création et la tournée du spectacle Le Cadeau (Ruhrtriennale Bochum), et Le Village sur la colline des sorciers dans le cadre d'un laboratoire au Fitz ! de Stuttgart. 1. La République Démocratique du Congo et Kinshasa La République démocratique du Congo est un pays d'Afrique centrale. C'est le troisième plus grand pays d'Afrique : il représente quatre fois la superficie de la France. Très hétérogène du point de vue de sa géographie, il présente des environnements naturels et des climats très variés. Le Nord du pays est un des plus grands domaines de forêt équatoriale du monde. L'Est longe le grand rift Est-africain : c'est la région des montagnes, des collines, des grands lacs et des volcans. Les territoires du Sud et du Centre forment, avec leurs savanes arborées, un haut plateau riche en minerai. Enfin à l'extrême Ouest du pays, une zone d'une quarantaine de kilomètres borde l'Océan Atlantique. En tout, on retrouve trois types de climats différents : le climat équatorial, le climat tropical et le climat de montagne. Le pays est divisé en 11 provinces peuplées par plus de 500 ethnies de populations noires africaines différentes. La République démocratique du Congo possède un important potentiel de ressources naturelles et minérales comme le cuivre ou le cobalt. Cependant, son économie s'est drastiquement ralentie depuis le milieu des années 1980. Aujourd'hui, l'agriculture est toujours le principal secteur économique grâce à des produits comme le café, le bois ou le caoutchouc. 7 Histoire de la République démocratique du Congo 1940 : la quête de l'indépendance du Congo belge Dès les années 190, dans ce qui était alors le Congo belge, deux tendances indépendantistes importantes se manifestaient. La Belgique, qui croyait à la progressivité de la transition vers l'indépendance organisa les premières élections à l'échelon communal. L'indépendance du pays est proclamée en 190, en tant que « République du Congo ». Le titre « République démocratique » fut adopté en 1966, mais les deux pays étaient généralement distingués par leur capitale, à savoir Congo/Léopoldville et Congo/Brazzaville. 1971 - 1997 : Congo et Zaïre L'assassinat de Patrice Lumumba en 191 et la reprise du Katanga et du Sud-Kasaï (qui avaient fait sécession au lendemain de l'indépendance) marqueront le début de l'ascension de Mobutu Sese Seko. Celui-ci s'emparera définitivement du pouvoir en 1965. Zaïre fut entre 1971 et 1997 le nom porté par l'actuelle République démocratique du Congo, ainsi que par sa monnaie et par le fleuve qui donne au pays son seul accès à l'océan Atlantique. Mobutu est renversé par Laurent-Désiré Kabila en 1997 lors de la Première guerre du Congo, le pays retrouva son nom de République démocratique du Congo. 1998 : début d'un nouveau conflit Le 2 août 1998, les armées du Rwanda et de l'Ouganda envahissent la République démocratique du Congo (RDC) afin de renverser un gouvernement congolais accusé de soutenir des groupes d'insurgés basés dans l'est du pays, dont certains avaient pris part au génocide du Rwanda en 1994. L'offensive a abouti à une impasse, mais les conflits ont continué à faire rage dans l'est du pays : les forces des gouvernements rwandais et ougandais, alliées à des groupes armés, ont combattu les groupes armés soutenus par la RDC et ses alliés. Le conflit s'est caractérisé par des atrocités de grande ampleur : violation de droits, massacres de civils, viols, tortures... La guerre, au départ politique, devient peu à peu une guerre du profit. En effet, la RDC est très riche du point de vue de ses ressources naturelles (or, diamants, minerai utilisé dans l'électronique de pointe comme les ordinateurs ou les téléphones portables...). Peu à peu les dirigeants militaires, grâce à leur position, se livrent à l'exploitation en masse de ces ressources. Fin 2002, des accords de paix sont signés entre le Rwanda, l'Ouganda et le RDC. Les troupes se retirent peu à peu. En décembre 2002, le gouvernement de la RDC, les principaux groupes politiques armés, l'opposition politique non armée en RDC et la société civile ont signé un accord de partage du pouvoir. En juillet 2003, des dirigeants de groupes armés, responsables de crimes de guerre dans l'Est du pays, sont à la tête du pays en appartenant au nouveau gouvernement de transition et d'unité nationale. Ainsi, afin d'instaurer une paix et une sécurité durables en RDC, plusieurs organisations internationales comme Amnesty International réclament que « les membres et les dirigeants militaires et politiques des forces gouvernementales et des groupes armés qui ont perpétré, ordonné ou cautionné des atteintes aux droits humains, ou se sont délibérément abstenus de les empêcher, soient tenus pour responsables de leurs actes et traduits en justice ». Le 30 juillet 200 sont organisées les premières élections libres et équitables depuis 40 ans. Ce scrutin est porteur d'espoir puisque 77% de l'électorat (soit 25,6 millions de personnes) est inscrit sur les listes. L'actuel président de la RDC est Joseph Kabila Kabange. Le conflit qu'a connu la République démocratique du Congo est l'un des plus meurtriers du continent africain : plus de millions de personnes ont péri depuis 199. Chaque jour, près de 1200 personnes, dont 50% d'enfants, sont décédées, beaucoup suite à des problèmes de malnutrition ou à des maladies engendrées par les déplacements massifs de population et l'effondrement des systèmes économique et de santé du pays. Devant la durée de ce conflit et les espoirs si infimes d'une paix durable, beaucoup de personnes semblent avoir oublié ce conflit si tragique. L'insécurité du pays était et reste encore dans certains endroits si grande, qu'il est très difficile même pour les organismes humanitaires de venir en aide aux victimes. Un travailleur humanitaire français, Guillaume Sauval, a confié à Unicef : « La République démocratique du Congo est en train de vivre une situation comparable à une guerre mondiale. Le bilan des morts sur une période de 6 mois approche celui du tsunami. Mais nous ne bénéficions pas de la même couverture médiatique pour faire connaître les souffrances de ces populations. ». Il est également impossible pour le moment d'investir dans des services de base vitaux tels l'éducation primaire universelle et gratuite, les soins de santés primaires pour les enfants de moins de 5 ans, la remise en état des sources d'eau ou encore le suivi psychosocial des femmes et des enfants. 2. Kinshasa Kinshasa (ancienne Léopoldville) est la capitale et la plus grande ville de la République démocratique du Congo. Elle est également la plus grande ville d'Afrique subsaharienne, la deuxième agglomération d'Afrique noire derrière Lagos, et surtout la deuxième agglomération pour un pays francophone au monde, après Paris et avant Montréal. Population de Kinshasa : millions d'habitants Agglomération Kinshasa/Brazzaville : 9 millions d'habitants. Kinshasa devrait dépasser Paris dans quelques années, devenant ainsi la plus grande agglomération d'un pays francophone au monde. 9 Kinshasa - 2007 Une géographie complexe : Kinshasa forme une entité administrative à statut particulier et joue le rôle de centre administratif, économique et culturel de la République démocratique du Congo. Elle s'étend sur plus de 30 km de l'est à l'ouest et sur plus de 15 km du nord au sud. Ses habitants sont appelés les Kinois. Une partie importante de la superficie de la région de Kinshasa est rurale, couverte d'une savane herbeuse parsemée d'arbustes : la commune rurale de Maluku, la partie Est de la province, occupe à elle seule 79 % du territoire. De fait, c'est une ville de contrastes importants, avec des secteurs résidentiels et commerciaux chics, des universités, et des maisons insalubres coexistant côte à côte, et donc aussi de vastes zones « rurales » envahissant parfois la ville au point de retrouver maraîchers et élevages en ville. En 1991, et ensuite en 1993, Kinshasa est victime de pillages, dont les séquelles sont encore visibles tant matériellement qu'humainement quinze ans plus tard. Ces pillages suivent une crise économique due au système politique et économique tant inefficace que corrompue de l'ensemble du pays. Selon les estimations Kinshasa pourrait atteindre plus de 10 millions d'habitants en 2015 (se hissant ainsi parmi les 30 plus grosses agglomérations mondiales). De fait, elle concentre les problèmes des grandes villes du tiers monde : famine, maladie, sous-emploi, sans emploi, impayement, paupérisation, exclusion sociale... 10 Le quartier de N'gaba Ngaba est le quartier qui est évoqué dans Ca va ! C'est une commune du sud de la ville de Kinshasa en République démocrati

Voir aussi (identités) : Hamon, Hélène

Références

Référence notice : Ça va (Hélène Hamon)

Mise à jour : 26/03/2014


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