Au fil d’Oedipe, tentative de démêlage du Mythe, par Les Anges au plafond.

Résumé : Le spectacle commence à Thèbes, la nuit. La reine Jocaste, poussée par son mari Laïos, abandonne son fils qu’un oracle a désigné comme le futur assassin de son père. Laissé sur un radeau lancé en pleine mer, l’enfant est retrouvé par des gardes côtes dans un autre pays où le couple royal, en mal d’enfant, l’adopte. Sans connaître le secret de ses origines, le jeune prince s’interroge sans cesse sur sa différence, son sentiment d’être étranger aux siens. Devenu adulte, Å’dipe se retrouve par un concours de circonstance roi de Thèbes après l’assassinat du vieux roi Laïos. Sur la demande de son peuple, il ouvre une enquête pour découvrir qui a tué son prédécesseur. Le spectacle est fait de va et vient entre ce présent, l’histoire de l’enfance d’Å’dipe et sa quête identitaire, qui finalement recoupe son enquête sur le meurtre de Laïos.
Commentaire : Ce spectacle est le deuxième volet d’un diptyque commencé avec Une Antigone de papier. Comme dans ce précédent spectacle, les spectateurs sont invités à s’installer dans un dispositif particulier : des gradins en demi-cercle autour d’un espace scénique à même le sol. Ce dernier semble vide mais les éléments scénographiques sont déjà là, ils se découvrent au fur et à mesure grâce à un ingénieux système de cordes et poulies.
Au plafond, des baluchons suspendus à un cadre de bambou : ce sont les marionnettes repliées sur elles-mêmes. Réalisées en tissus légers, avec des têtes en cuir aux yeux noirs brillants et à la bouche articulée, elles sont tantôt roulées en boule et suspendues, tantôt dépliées pour être manipulées.
Au sol, un carré de planche suspendu par des cordes et muni de pieds escamotables : à la fois radeau, plateforme, estrade, plafond d’où pendent une multitude de fils, il sert de décor multiple à l’histoire. D’autres éléments cachés se découvrent par surprise : le sol recouvert de papier s’anime soudain de vagues, des ombres se projettent sur des écrans…
Brice Berthoud manipule seul les douze marionnettes, soit en les portant soit en les laissant suspendues à leur fil. De tous les personnages, Å’dipe est le seul à ne pas avoir de fil à la tête mais seulement une mèche de corde, symbole de ses origines coupées. Le spectacle est accompagné en direct par deux musiciens interprétant une partition multiculturelle, mélange de jazz, musique asiatique, africaine.

Au fil d’Oedipe, tentative de démêlage du Mythe, par Les Anges au plafond.


Présentation

Date de création : 2009

Dates : créé en novembre 2009

Période : 21e siècle - 1er quart

Type : spectacle

Localisation : France

Type(s) de marionnette(s) utilisé(s) : marionnette à gueule (type muppet), marionnette à prise directe, marionnette portée

Mots clefs : jeu d'acteur, manipulation à vue, musique en direct, mythologie

Exploitation

Festival mondial des théâtres de marionnettes de Charleville-Mézières (2011)

Organisateur : Les Anges au Plafond

Fabrication : BEN BELKACEM, Salem [décor] ; OLIVARES, Jaime [décor]

Mise en scène : TROUVE, Camille ; BERTHOD, Saskia [assistante]

Musique : PEPIN, Piero ; LI, Wang

Interprètes : BERTHOUD, Brice ; PEPIN, Piero ; LI, Wang ; MARTINEZ, Marc

Public : tout public

En savoir plus

Voir aussi (événements) : Une Antigone de papier, tentative de défroissage du Mythe, par Les Anges au plafond

Voir aussi (identités) : Les Anges au Plafond, Brice BERTHOUD, Camille TROUVÉ

Références

Référence notice : Au fil d'Oedipe (Les Anges au plafond)

Mise à jour : 03/04/2015


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