À la recherche du doudou perdu, par la compagnie Pascal Sanvic (aujourd’hui compagnie Abricadabra, auparavant Théâtre Univers Enfants).

Voilà près de vingt ans que Pascal Sanvic crée des spectacles de marionnettes pour le jeune public lorsqu’il s’aperçoit en 1992 qu’il n’existe rien pour les tout-petits dans cette forme artistique. Pour combler le manque, il observe le comportement de son propre bébé puis écrit et met en scène À la recherche du doudou perdu, programmé la même année par Anne-Françoise Cabanis à Ricochets, première Biennale des Arts de Marne-la-Vallée pour enfants de 0 à 7 ans.
Le succès est immédiat. Cette création pour la petite enfance, à partir d’un an, fait salle comble plusieurs éditions de suite dans le in du Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes de Charleville-Mézières, est également joué au Portugal par le théâtre Lua Cheia de Lisbonne depuis 1995, dans la mise en scène de Pascal Sanvic, et fait toujours partie du répertoire de la compagnie Abricadabra. Cette dernière s’est implantée depuis 2002 sur la péniche Antipode, amarrée sur le canal de l’Ourcq, à Paris. Une exposition itinérante de 100 m², L’objet doudou, ainsi qu’un livre inspiré du spectacle complètent la thématique.
Les spectateurs, petits et adultes accompagnateurs, sont accueillis avec beaucoup de soin avant la représentation. Puis, dans un espace carré de quatre mètres de côté, une table ronde d’environ un mètre cinquante de diamètre sert de scène au périple d’un bébé dont le doudou a été volé par une pie dans un bac à sable. Il partira le rechercher avec l’aide de trois éléments, l’air, l’eau et le feu. Le héros se transforme, vole comme un oiseau, plonge comme un poisson, traverse des épreuves et retrouve son « objet transitionnel » caché sous l’aspect d’une voile de bateau. Le bébé s’en va alors découvrir le quatrième élément, la terre mystérieuse de l’îlot Doudou, en y entraînant les enfants à la fin du spectacle. L’identification du public fonctionne fortement.
Dans cette quête initiatique, le bébé est une marionnette d’une cinquantaine de centimètres, manipulée à vue grâce à des tiges dans la tête et au niveau des coudes. Elle interrompt de ses réparties drôles la narration de son manipulateur. Des airs d’accordéon et des chansons viennent égrainer le récit dans une atmosphère tantôt douce, tantôt captivante. Les signes sont mobiles : une voile devient mer, une table à langer devient trampoline… Et les premiers spectateurs de la pièce commencent à y amener leurs propres tout-petits enfants, vingt-trois ans plus tard. Les spectacles pour le public en-dessous de trois ans restent très rares.
La marionnette du bébé ne veut plus quitter la scène. Après être réapparue dans L’Odyssée du bébé tambour en 2008 – pour enfants de 2 à 6 ans – elle poursuit ses aventures dans Au berceau des rêves (à partir d’un an), création 2015 de la compagnie Abricadabra.

À la recherche du doudou perdu, par la compagnie Pascal Sanvic (aujourd’hui compagnie Abricadabra, auparavant Théâtre Univers Enfants).


Présentation

Date de création : 1992

Dates : Créé en 1992. - toujours en tournée.

Période : 20e siècle - 4e quart, 21e siècle - 1er quart

Type : spectacle

Localisation : France

Type(s) de marionnette(s) utilisé(s) : marionnette sur table

Mots clefs : petite enfance

Exploitation

Organisateur : Compagnie Sanvic

Fabrication : Gattepaille, Patricia [marionnette, costume, accessoires]

Mise en scène : Sanvic, Pascal

Musique : Bougourd, Pierre

Interprètes : Sanvic, Pascal ; puis Florence Labbé ; puis Isabelle Houdant ; puis Emmanuelle Rimbert ; puis Aguilera, Laurianne

Public : dès 1 an jusqu'à 5-6 ans

Langue : français

Voir aussi (identités) : Compagnie Sanvic, Compagnie Abricadabra

Références

Référence notice : À la recherche du doudou perdu (Cie Sanvic)

Auteur de la notice : Lecucq, Evelyne

Mise à jour : 07/10/2015


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