Appel à communications : Théâtres de marionnettes : chorégraphier la matière

Cette journée d’études, qui se veut sans limitation chronologique ou géographique, souhaite poursuivre une réflexion sur le corps et la marionnette à partir de l’idée que toute recherche marionnettique contient en elle un certain idéal et une certaine utopie du corps. Elle s’inscrit dans la continuité de la journée d’études « Le corps marionnettique comme corps-frontière » organisée par LLA-CREATIS en mai 2011. En écho au colloque international « Surmarionnettes et mannequins : Craig, Kantor et leurs héritages contemporains » organisé à Charleville-Mézières en mars 2012 et à la journée d’études à l’Université d’Artois sur les « Voix marionnettiques dans les arts plastiques, scéniques et visuels » en mai 2012, nous proposons au cours de cette journée d’interroger les relations entre le mouvement et la marionnette en nous demandant dans quelle mesure la marionnette est un art chorégraphique.

Dans cette perspective, il s’agit d’envisager de quelle manière, dans les théâtres de marionnettes, une pratique chorégraphique – en tant qu’art d’organiser de façon rythmée les corps dans l’espace à des fins esthétiques et spectaculaires – est présente, en quoi elle participe à créer une écriture, un langage privilégié des théâtres de marionnettes, et ce à plusieurs niveaux : celui de la manipulation par l’acteur-marionnettiste ; de la vision d’un metteur en scène de la marionnette qui serait alors « chorégraphe de la matière » ; mais aussi celui d’une écriture du spectacle, qu’il s’agisse d’un texte dramatique « travaillé » par une vision chorégraphique ou de la question de la notation. On aurait alors affaire à un dispositif scénique à la croisée du théâtre, de la danse et de la littérature que la notion de « chorégraphie » permettrait d’éclairer.

Les propositions pourront s’inscrire dans deux grands axes – non exhaustifs – d’exploration de cette question. Un premier axe s’intéressera à la question d’une dramaturgie chorégraphique : y a-t-il une dramaturgie du mouvement dans les théâtres de marionnettes ? Y a-t-il des notations – des écritures, des visualisations – particulières et spécifiques du mouvement marionnettique ? Le second axe est celui de la problématique de la marionnette comme corps dansant idéal ou idéalisé. Voir le détail de l’appel à communications.

Les propositions de communication (une vingtaine de lignes maximum) pourront être envoyées à Joëlle Nogues, Elise Van Haesebroeck ou Hélène Beauchamp avant le 29 février 2012.

Post Author: admin_pam_drixe